Vous êtes ici

Actualités congrès

  • Usage et mésusage des gabapentinoïdes en Europe

    Congrès de la SFETD 2018

    Les gabapentinoïdes (gabapentine et prégabaline), molécules modifiant l’activité des canaux calciques voltage-dépendant du système nerveux central, ont été initialement présentés comme sans risque d’abus.  Le succès commercial de la prégabaline en Europe dès son AMM en 2004, et particulièrement en France, a favorisé l’élargissement de l’utilisation de ces molécules.

    Le premier cas d’abus de prégabaline a été signalé au réseau d’addictovigilance en France en 2011, montrant une augmentation de l’implication de ces deux médicaments dans les décès liés à l’abus de substances. Les données observées en Europe montrent que la prégabaline présenterait un potentiel addictif plus important que la gabapentine, pouvant être en rapport avec un effet pic plus précoce de la prégébaline.

    Des études de cohorte en population générale suggèrent que le mésusage de prégabaline (utilisation de doses supérieures à 600 mg) concernerait 10 % des utilisateurs, soit plus que la gabapentine (12,8 % versus 6,6 % dans une étude française), et que la proportion de sujets développant ensuite une addiction serait de l’ordre de 10 %.

    Les patients présentant un trouble addictif ou des comorbidités psychiatriques [Anchor]  semblent plus à risque, mais ce risque n’apparaît pas nul pour des patients sans antécédent, en raison des effets psychoactifs euphorisants.

    L’analyse des données de pharmacovigilance européenne a identifié 11 940 cas d'abus de gabapentinoïdes entre 2004 et 2015, dont plus de 75 % rapportés depuis 2012.

    Dans l’absolu, le potentiel addictif des gabapentinoïdes serait faible, mais de nombreuses données suggèrent un profil comparable à celui des benzodiazépines, dont le potentiel addictif réel n’a été reconnu comme tel que dans les années 1990. De plus, le mésusage de gabapentinoïdes en association avec des analgésiques opioïdes, augmenterait le risque de décès par dépression respiratoire, même pour des doses non toxiques d’opioïde. 

    Compte tenu de la banalisation de ces médicaments, et de leur association fréquente avec des opioïdes forts, les prescripteurs doivent être sensibilisés à cette problématique et surveiller les signes d’abus.

     

     

    Résumé rédigé par

    Dr Emilie PIQUET
    Praticien hospitalier
    Département d’Evaluation et de Traitement de la Douleur
    Hôpital de Cimiez – CHU de Nice

     

     

    D’après la communication de Maryse LAPEYRE MESTRE (Toulouse)

     

    SFETD 2018

    Jeudi 15 Novembre 2018

    Titre de la session : Forum OFMA/SFETD “Pharmacosurveillance et bon usage des antalgiques”

    Type de session : Session parallèle

  • Neurostimulation implantée : que valent les nouvelles techniques ?

    Congrès de la SFETD 2018

    Cette présentation part du constat que la stimulation médullaire, utilisée pour traiter certaines douleurs chroniques réfractaires et ce depuis 50 ans, reste encore sous utilisée, en raison d’une image invasive souvent freinatrice. L’invasivité apparaît pourtant comparable à une anesthésie péridurale lors d’un accouchement.

    Ces raisons peuvent expliquer que ce traitement soit moins répandu en France que dans certains de nos pays voisins. En effet, l’utilisation des techniques de stimulation implantée est dix fois inférieure en France par rapport à la Suisse ou à la Belgique.

    Pourtant, la stimulation médullaire est un traitement mettant la technologie au service des patients avec le développement d’électrodes de nouvelle génération, de matériel IRM compatible, de technique mini-invasive et l’optimisation du positionnement des électrodes permise par la participation en per opératoire des patients (AIVOC).

    Mais également, le concept de «neural targeting» avec le développement des électrodes multi colonnes de nouvelle génération pour tenter d'affiner la cible neuronale et permettre d’étendre la couverture aux douleurs lombaires, développé à travers l’étude STIC ESTIMET, étude nationale multicentrique et randomisée. 

    De plus, ce traitement est en plein essor avec le développement de nouvelles cibles de la stimulation médullaire, de nouvelles formes d'ondes aux mécanismes d’action potentiellement différents, permettant des stimulations sans paresthésie, ce qui autorise la perspective de futures études contrôlées en aveugle. 

     Les résultats de cette technique apparaissent conditionnés par la pertinence de l’indication, nécessitant une approche multidisciplinaire et par la technicité d’implantation. Ce traitement doit s’envisager en complémentarité et non en compétition avec les autres alternatives antalgiques et s’inscrit dans une démarche de pluridisciplinarité, centrée sur les intérêts du patient.

     

    Résumé rédigé par

    Dr Emilie PIQUET
    Praticien hospitalier
    Département d’Evaluation et de Traitement de la Douleur
    Hôpital de Cimiez – CHU de Nice

     

    D’après la communication de Philippe RIGOARD (Poitiers)

     

    SFETD 2018

    Jeudi 15 Novembre 2018

    Session : Neurochirurgie

    Type de session : Session plénière 2

     

     

  • Révision des recommandations sur les douleurs neuropathiques.

    Congrès de la SFETD 2018

    Ce travail a pour objectif de rédiger des recommandations concises, non ambiguës, gradées en accord avec les niveaux de preuve identifiés ou en l’absence de preuves scientifiques résultant d’un accord d’experts.

    Ces nouvelles recommandations devraient permettre de prendre en compte d’autres critères d’efficacité, d’identifier les facteurs prédictifs de réponse et d’étudier les associations thérapeutiques rationnelles et les approches plurimodales et d’évaluer l’efficacité des molécules validées et de celles non validées mais probablement efficaces.

    Pour cela, le groupe de travail réalise une revue systématique et synthèse de la littérature selon la méthode GRADE portant sur l’ensemble des traitements neuropathiques. Cette méthode s’intéresse à la qualité des études mais également aux avantages et inconvénients des traitements.

    Les études retenues sont celles portant sur des patients présentant des douleurs neuropathiques chroniques (>3 mois), une intensité douloureuse moyenne, un suivi supérieur à 3 semaines et comportant un groupe contrôle.

    Les domaines étudiés sont pluridisciplinaires : pharmacologie (oral, IV, IT, transdermique), neurostimulation, chirurgie, psychothérapie et approches non médicamenteuses.

    Ainsi, pour chaque étude, 10 biais sont évalués (randomisation, critères d’inclusion, aveugle patients et investigateurs, biais d’attrition, méthode statistique, calcul de l’échantillon, effet carryover, rapport sélectif et l’existence d’autres biais) permettant de définir la qualité finale de l’étude (très élevée, élevée, modérée et faible).

    Ce travail est en cours de réalisation. La rédaction de la version initiale des recommandations est prévue pour avril 2019 avec une finalisation et publication des recommandations sur les douleurs neuropathiques en septembre 2019. [Anchor]

     

    Résumé rédigé par

    Dr Emilie PIQUET
    Praticien hospitalier
    Département d’Evaluation et de Traitement de la Douleur
    Hôpital de Cimiez – CHU de Nice

     

    D’après la communication de Nadine ATTAL (Boulogne-Billancourt) et Xavier MOISSET (Clermont-Ferrand)

     

    SFETD 2018

    Jeudi 15 Novembre 2018

    Titre de la session : Recommandations SFETD

    Type de session : Session parallèle

  • Recommandations de bonne pratique sur les structures douleur chronique en France.

    Congrès de la SFETD 2018

    Ce travail a pour objectif d’harmoniser les pratiques des 245 Structures Douleur Chronique  (SDC) de France (72 centres et 173 consultations), relativement bien réparties sur l’ensemble du territoire  et prenant en charge une file active moyenne de 947 patients par an.

    Ces recommandations ont pour but d’identifier, labelliser les SDC et faciliter leur connaissance et accessibilité.

    Ce travail a pour objectif de préciser les rôles et missions des différents acteurs de la prise en charge pluridisciplinaire des patients en SDC, préciser les bonnes pratiques en terme d’évaluation et de diagnostic des douleurs chroniques et établir les recommandations professionnelles concernant la prise en charge des principales douleurs chroniques non cancéreuses et des spécificité en cancérologie.

    Les techniques complémentaires non médicamenteuses seront également développées.

    Ce travail a également pour mission de définir des recommandations thérapeutiques médicamenteuses pour les traitements en HDJ, en se positionnant sur la kétamine intraveineuse et l’antalgie intrathécale en précisant leurs indications, leurs modalités de prescription et d’administration, afin d’uniformiser et encadrer les pratiques des différents centres.

    Ce travail s’intègre dans la thématique innovation du parcours de santé du patient souffrant de douleur chronique. Ainsi, les 51 recommandations et préconisations seront proposées dans de cette section et publiées premier trimestre 2019.

     

    Résumé rédigé par

    Dr Emilie PIQUET
    Praticien hospitalier
    Département d’Evaluation et de Traitement de la Douleur
    Hôpital de Cimiez – CHU de Nice

     

    D’après la communication de Frédéric AUBRUN (Lyon), Virginie PIANO (Draguignan), Aline LE CHEVALIER (Bayeux), Séverine CONRADI (Nancy)

     

    SFETD 2018

    Jeudi 15 Novembre 2018

    Titre de la session : Recommandations SFETD

    Type de session : Session parallèle

  • Stimulation nerveuse périphérique lombaire.

    Congrès de la SFETD 2018

    L’intérêt du développement de la stimulation nerveuse périphérique lombaire part du constat d’un soulagement insuffisant de la composante lombaire par les techniques de stimulation médullaire.

    La technique de stimulation hybride associant une stimulation médullaire et une stimulation sous-cutanée lombaire pourrait être une alternative, comme le laisse penser deux études. Une première étude prospective de 2011, de 40 patients présentant un FBSS ou une sténose canalaire, a consisté en un test de stimulation hybride montrant dans 77% des cas une supériorité des approches combinées. Une étude randomisée multicentrique, plus récente, de 2018, évoque l’inefficacité de la stimulation médullaire sur la composante lombaire et montre un soulagement antalgique supérieur à 50% chez 43% des 52 patients implantés en sous cutané lombaire.

    Ces données apparaissent également intéressantes lors d’une approche de stimulation sous cutanée lombaire pure, qui offrirait une alternative thérapeutique intéressante. Les lombalgies sont responsables d’un grand nombre de consultation et de soins médicaux récurrents à l’origine d’un impact économique certain (1,4 milliard d’euros, soit 1,6% des soins de santé) et d’un fort taux d’absentéisme, constituant un problème de santé public.

    Plusieurs études, dont l’étude prospective SubQStim, multicentrique sur 25 centres, randomisée en bras parallèles, ayant pour objectif principal l’étude de l’efficacité de la Stimulation des champs cutanés nerveux (« Peripheral nerve field Stimulation » ou PNfS) sur les douleurs lombaires associée à une gestion médicale optimisée versus une gestion médicale optimisée seule. Cette étude montre à 9 mois une réduction de l’EVA lombaire > 50% chez 52,8% des patients ayant bénéficié de l’implantation d’une stimulation lombaire sous cutanée (versus 2,8% dans le groupe optimisation du traitement médical seul). Ce travail fait état d’un taux de complications rassurant (4% infections sous cutanées, 3% fracture électrode, 2% migration/dislocation).

    Une étude multicentrique française en cours a pour objectif principal d’étudier l’effet antalgique à 12 mois de la stimulation électrique sous-cutanée lombaire dans les lombalgies chroniques, avec pour objectifs secondaires l’évaluation de la qualité de vie, des activités quotidiennes, de l’état psychologique et de la consommation antalgique. Cette étude aura également pour mission d’évaluer la prédictibilité de l’efficacité de la technique, la fréquence de son échec et l’innocuité du dispositif.

     

    Résumé rédigé par

    Dr Emilie PIQUET
    Praticien hospitalier
    Département d’Evaluation et de Traitement de la Douleur
    Hôpital de Cimiez – CHU de Nice

     

    D’après la communication de Marie-Christine DJIAN (Suresnes)

     

    SFETD 2018

    Jeudi 15 Novembre 2018

    Titre de la session : Optimisation des pratiques en neurostimulation.

    Type de session : Atelier

  • Analyse des prescriptions d’antalgiques opioïdes forts par les médecins rhumatologues en France.

    Congrès de la SFETD 2018

    Ce travail a pour objectif de comparer les prescriptions d’opioïdes forts par les rhumatologues français aux recommandations de prescription dans le cadre des douleurs non cancéreuses, devant l’augmentation de prescriptions de ces molécules et la recrudescence des effets indésirables.

    L’étude a été conduite en deux parties.

    La première a consisté à réaliser une enquête nationale auprès des rhumatologues français sur leurs habitudes de prescription d’opioïdes forts dans les douleurs rhumatologiques non cancéreuses, permettant d’établir leur profil de prescription.

    La deuxième partie est une étude transversale de la base SNIIR-AM (Système National d’Information Inter-Régimes de l’Assurance Maladie), incluant tous les patients âgés de 16 ans ou plus, ayant eu au moins un remboursement d’opioïde fort prescrit par un rhumatologue en 2015, en excluant les patients ayant une ALD cancer.

    Sur l’ensemble des patients ayant reçu une délivrance d’opioïde fort en 2015, seul 2,1 % ont eu au moins une ordonnance réalisée par un rhumatologue.

    La comparaison des molécules prescrites montre que les rhumatologues prescrivent significativement plus de morphine, et significativement moins d'oxycodone et de fentanyl. Les indications principales pour lesquelles les rhumatologues se déclarent susceptibles de prescrire des opioïdes forts sont des indications de douleur aiguë (lombalgie aiguë, lombosciatique aiguë, fracture vertébrale). Ils réalisent une réévaluation précoce du traitement pour 94,5 % d'entre eux.

    Ce travail montre que les rhumatologues prescrivent les opioïdes forts sur de courtes périodes, à faibles posologies, en respectant les recommandations nationales actuelles.

    Il semble que les rhumatologues ayant bénéficié de formation douleur présentent une meilleure connaissance des recommandations de prescription, montrant l’ [Anchor] impact positif des formations douleur et faisant réfléchir sur la pertinence d’intégrer un module dédié à la prise en charge de la douleur dans le cadre du cursus de spécialisation des rhumatologues.

     

    Résumé rédigé par

    Dr Emilie PIQUET
    Praticien hospitalier
    Département d’Evaluation et de Traitement de la Douleur
    Hôpital de Cimiez – CHU de Nice

     

    D’après la communication de Anne Priscille TROUVIN (Boulogne-Billancourt)

     

    SFETD 2018

    Jeudi 15 Novembre 2018

    Titre de la session : Forum OFMA/SFETD “Pharmacosurveillance et bon usage des antalgiques”

    Type de session : Session parallèle

  • Etude de suivi post remboursement des neurostimulateurs médullaires implantables : résultats 2 ans après implantation – patients primo implantés.

    Congrès de la SFETD 2018

    En France, le traitement par stimulation médullaire électrique implantable est indiqué pour le traitement des douleurs neuropathiques chroniques, après échec des moyens thérapeutiques alternatifs, résultants de douleur chronique radiculaire ou tronculaire, d’origine diabétique, zostérienne, traumatique, chirurgicale, d’une durée d’au moins 1 an ou de syndrome douloureux régional complexe de type I ou II, d’une durée d’au moins 6 mois ou de douleur chronique ischémique, après échec d’un moyen alternatif, résultant de la maladie de Buerger.

    Ce travail, réalisé à la demande de la HAS, a évalué au cours d’une étude observationnelle, post-inscriptionelle, prospective, multicentrique non contrôlée, l’efficacité et la sécurité à long terme de ce traitement en France et reflète les résultats de cette technique dans la vie réelle.

    Ainsi l’analyse des patients primo-implantés bénéficiant de deux ans de suivi, montrait un taux important de répondeurs avec une très bonne satisfaction vis à vis du traitement accompagné d’une nette réduction des prises médicamenteuse et du recours aux thérapies adjuvantes.

    Parallèlement, le taux de survenue de complications, est rassurant et superposable aux données de la littérature.

    Au final, cette étude témoigne de l’efficacité du traitement par stimulation médullaire électrique implantable et ce avec une sécurité d’emploi confirmée, confirmant l’intérêt de cette technique en cas de douleurs neuropathiques chroniques réfractaires aux traitements conventionnels.

     

    Résumé rédigé par

    Dr Emilie PIQUET
    Praticien hospitalier
    Département d’Evaluation et de Traitement de la Douleur
    Hôpital de Cimiez – CHU de Nice

     

     

    D’après la communication de Denys Fontaine (Nice)

     

    SFETD 2018

    Jeudi 15 Novembre 2018

    Titre de la session : Optimisation des pratiques en neurostimulation.

    Type de session : Atelier

  • Un défi pour tous : prendre en compte et évaluer les facteurs psychosociaux

    Congrès de la SFCR 2018

    Après avoir défini et expliqué à notre assemblée de chirurgien du rachis les notions de copiing, kinésiophobie, syndrome de stress post-traumatique, et anxiété/dépression, le Dr Naiditch a fait la démonstration de l’importance de ces facteurs psychosociaux dans le résultat, en se basant sur des résultats objectifs de l’étude ESTIMET dirigée par le Pr Rigoard. Il a, tout d'abord, souligné l’importance des scores de dépression (MADRS et HADS) car il existe une différence claire dans la diminution de l’EVA entre les patients dépressifs et non dépressifs (moins de 35 % de diminution de l’EVA versus plus de 50 %). Certains facteurs sociaux sont assez significativement associés à la dépression :

    • le sexe (féminin : 2,5 fois plus de risque de dépression) ;
    • la situation familiale (célibataire : 2,4 fois plus de risque);
    • les facteurs socioprofessionnels (un revenu inférieur à 450 €/mois : 3,5 fois plus de risque) ;
    • l’activité professionnelle (invalidité : 13 fois plus de risque), etc.

    Dans l’étude ESTIMET, il apparaît que les facteurs sociaux influencent le résultat de la neuromodulation sur la douleur (la diminution de l’EVA à un an est de 66 % en moyenne chez les actifs versus 39 % chez les inactifs).

    Cette présentation démontre qu’il est indispensable d’anticiper ces éléments psychosociaux au moment de la prise de décision thérapeutique et qu’il est, en conséquence, essentiel de proposer un accompagnement social à ces patients.

    Lien pour une bibliographique complète : Bit.ly/ref4SFCR


    Brève rédigée par le Pr Kévin Buffenoir (neurochirurgie, CHU de Nantes)
    D’après les communication du Dr N. Naiditch (docteur en sociologie, CHU de Poitiers) « Intrication des facteurs psychosociaux »

  • Pour faire avancer la prise en charge du patient présentant un FBSS, la première des choses est d’apprendre à reconnaître l’échec chirurgical puis à décider ou non d’une reprise chirurgicale !

    Congrès de la SFCR 2018

    Le Pr Rigoard nous a démontré que le chirurgien du rachis n’est pas un « super héros ». Il est formé et entraîné à ne jamais rater sa procédure. Le succès chirurgical est son objectif mais il doit apprendre à se remettre en question, à reconnaître que beaucoup de procédures qui sont réalisées ont, au final, peu de preuves scientifiques de hauts niveaux. Par exemple, il n’y a pas de preuve formelle d’efficacité des procédures visant la fusion vertébrale ! Il faut également être méfiant des techniques nouvelles qui initialement sont présentées comme ayant 90 % de bons résultats puis 70 %, puis 50 % puis finalement 40 % à deux ans de recul… La chirurgie du rachis demeure un challenge (technicité du geste, variabilité de l’anatomie, variabilité des conditions pré-existantes). Un des éléments essentiel dans la relation chirurgien-patient est de faire se réunir les attentes du patient et les possibilités chirurgicales. L’information, l’éducation, la sélection des patients et leur évaluation psychosociale sont donc des éléments clés pour limiter l’échec chirurgical.

    Cette démonstration étant faite, le Pr Assaker a insisté sur les éléments à prendre en compte avant de prendre une décision de nouvelle chirurgie après un échec. Il est indispensable de toujours réévaluer le point de départ, la chirurgie primitive et donc de se poser la question essentielle de l’origine de la douleur. Il est important de bien faire la différence entre douleur neuropathique et douleur mécanique, entre traitement étiologique et traitement fonctionnel qui sont souvent intriqués. Dans ces cas d’échecs, il paraît, au final, indispensable que la prise de décision soit pluridisciplinaire car le choix entre reprise d’une chirurgie rachidienne souvent plus lourde et techniques de neuromodulation est souvent biaisé par la formation du chirurgien.


    Brève rédigée par le Pr Kévin Buffenoir (neurochirurgie, CHU de Nantes)
    D’après les communication des

    • Pr P. Rigoard (neurochirugien, CHU de Poitiers) « FBSS : d’où vient l’échec ? Qui ?... Qu’est-ce qui a foiré ? »
    • Pr R. Assaker (neurochirurgien, CHU de Lille) « Ré-opérer ou ne pas ré-opérer : that is the question ! »

Pages

Editorial

Dans un certain nombre de cas, les douleurs chroniques peuvent revêtir un caractère résistant aux thérapeutiques médicales bien conduites. On parle alors de douleurs réfractaires pour lesquelles, si certains critères d’indication sont réunis, peuvent être envisagées des techniques dites invasives, c'est-à-dire utilisant un procédé thérapeutique nécessitant un passage dans l’organisme hors les voies orales et parentérales.

Ces techniques existent depuis de nombreuses années pour le traitement des douleurs chroniques. Historiquement, les techniques d’interruption des voies nerveuses supportant la nociception ont été introduites avant même l’avènement des antalgiques modernes.  [...]

Éditorial rédigé par le Dr. Michel Lantéri-Minet et le Pr. Patrick Mertens

Avec le soutien institutionnel de Medtronic France

Agenda congrès

  • Du 28 au 30 mars 2018 -  Congrès de la SFNC
  • Du 14 au 15 mai 2018 -  Congrès de la SFNM
  • Du 7 au 9 juin 2018 -  Congrès de la SFCR
  • Du 12 au 16 septembre 2018 -  Congrès IASP
  • Du 14 au 16 novembre 2018 -  Congrès de la SFETD

Site de la Société Française de Neurochirurgie

« Créée en décembre 1969 par Jean Pecker, la Société Française de Neurochirurgie compte ajourd'hui environ 250 membres [...] »

Accéder au site internet de la Société savante

Comité scientifique

Un board d'experts coordonné par

Dr Michel Lantéri-Minet
Département Douleur, Hôpital Pasteur, Nice
Pr Patrick Mertens
Service Neurochirurgie, Hôpital Pierre Wertheimer, Lyon

Dr Renaud Bougeard
Clinique du Val d'Ouest, Ecully
Dr Gabriel Carvajal
Centre Paul Papin, Angers
Dr Alix Dousset
Médecin généraliste, algologue, Hôpital Saint-Joseph, Marseille
Dr Denis Dupoiron
Centre Paul Papin, Angers
Dr Aurélie Leplus
Service de Neurochirurgie, Hôpital Pasteur 2 CHU de Nice
Dr Marc Lévêque
Service de Neurochirurgie, Hôpital Universitaire de la Pitié-Salpêtrière
Dr Sylvie Raoul
Service de Neurochirurgie, CHU de Nantes