Vous êtes ici

Un défi pour tous : prendre en compte et évaluer les facteurs psychosociaux

Congrès de la SFCR 2018

Après avoir défini et expliqué à notre assemblée de chirurgien du rachis les notions de copiing, kinésiophobie, syndrome de stress post-traumatique, et anxiété/dépression, le Dr Naiditch a fait la démonstration de l’importance de ces facteurs psychosociaux dans le résultat, en se basant sur des résultats objectifs de l’étude ESTIMET dirigée par le Pr Rigoard. Il a, tout d'abord, souligné l’importance des scores de dépression (MADRS et HADS) car il existe une différence claire dans la diminution de l’EVA entre les patients dépressifs et non dépressifs (moins de 35 % de diminution de l’EVA versus plus de 50 %). Certains facteurs sociaux sont assez significativement associés à la dépression :

  • le sexe (féminin : 2,5 fois plus de risque de dépression) ;
  • la situation familiale (célibataire : 2,4 fois plus de risque);
  • les facteurs socioprofessionnels (un revenu inférieur à 450 €/mois : 3,5 fois plus de risque) ;
  • l’activité professionnelle (invalidité : 13 fois plus de risque), etc.

Dans l’étude ESTIMET, il apparaît que les facteurs sociaux influencent le résultat de la neuromodulation sur la douleur (la diminution de l’EVA à un an est de 66 % en moyenne chez les actifs versus 39 % chez les inactifs).

Cette présentation démontre qu’il est indispensable d’anticiper ces éléments psychosociaux au moment de la prise de décision thérapeutique et qu’il est, en conséquence, essentiel de proposer un accompagnement social à ces patients.

Lien pour une bibliographique complète : Bit.ly/ref4SFCR


Brève rédigée par le Pr Kévin Buffenoir (neurochirurgie, CHU de Nantes)
D’après les communication du Dr N. Naiditch (docteur en sociologie, CHU de Poitiers) « Intrication des facteurs psychosociaux »